Le temps file à une vitesse incroyable, et la deuxième semaine en résidence touche à sa fin. Déjà ! Je me vois encore arriver à l’aéroport, et rencontrer Loïse qui m’appelle en s’agitant, qui ne retrouve plus l’endroit où est garé son « char » (comme on le dit ici), et qui finalement en est arrivée à perdre son ticket de stationnement, tandis que je la suis tranquillement subissant les premiers méfaits du jet lag.

Le prochain qui va me poser la terrible question : « Alors l’écriture, ça avance ? », je serai forcée de lui répondre que je suis une girouette. Que j’avais commencé le premier projet que j’avais proposé dans ma candidature, puis que lorsqu’il commençait à s’étoffer, j’ai décidé de le laisser fermenter en m’attaquant au second. À présent, voilà où j’en suis : au milieu de deux textes dont les personnages me crient leur histoire, et m’appellent à se casser la voix (de papier). Et je ne leur réponds pas… Comme une mauvaise mère qui s’enfuit pour prendre l’air, pour remplir ses yeux et son coeur de couleurs et d’images. Abandonnant les siens, guidée par cette envie d’encore et de plus, toujours plus, car bientôt, il faudra partir.

Alors je prends, je prends tout ce qui vient. Pourvu que ma mémoire se souvienne de chaque détail !

Cette semaine en trois points :

  • les deux univers que renferment un lac méromictique
  • la « queue de castor » (pas la friandise, mais la version alcoolisée : le shot proposé par les bars du vieux Hull)
  • les « 13 malentendues » de Loïse Lavallée

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