A une semaine des fêtes, se rendre trois fois à « La Gloriette » a des bons et des mauvais côtés…

Le mardi a été sans aucun doute la journée la plus haute en couleurs/odeurs/saveurs. Le repas de midi, en tête-à-tête avec Myriam, était consacré à la découverte des différentes recettes qui seront présentes dans le roman. C’est important de goûter pour pouvoir écrire sur les différentes composantes d’un plat. (Devenez auteur, n’hésitez plus une seule seconde !)

Olivier, en parfait collaborateur pour l’élaboration de notre ouvrage, m’a donc proposé de revenir le soir même, vu qu’un cours de cuisine avait lieu. Comment refuser ? Le temps que mon cerveau se réveille, mon estomac avait déjà hurlé qu’il acceptait !

En route pour Marche dans la soirée, j’arrive quand tout le monde est déjà au fourneau. Olivier se marre (évidemment !) : j’avais une heure de retard. Je passe aux aveux : je ne savais plus exactement à quelle heure commençait le cours, et une petite voix m’a soufflé que ce devait être vers 19h. Raté… Présentation au groupe, puis vire-voltage entre les différentes équipes. D’abord au plat pour aider à nettoyer les champignons : des pieds bleus ! J’annonce donc à tous mes amis avec qui on avait eu une grande conversation physiologicoloralcoolémique durant laquelle on s’était aperçu qu’il n’existait pas d’aliments de couleur bleue que si, ça existe ! Des champignons ! Des pieds bleus  ! Bon, ils ne le restent pas après la cuisson, mais il faut quand même en tenir compte. Ensuite, je quitte mes collègues pour rejoindre l’équipe dessert puisque, de loin, je les voyais goûter leur mousse au chocolat. C’est important de donner son avis… Monsieur Q. (je ne sais pas si je peux citer son nom) me propose de l’aider à mettre la ganache sur les emporte-pièces. Je refuse, je regarde, je le laisse faire. Il ne connait pas encore ma maladresse légendaire ! Puis, je finis par rejoindre mes compatriotes parce qu’ils s’affairent à une activité passionnante : la réalisation de tagliatelles fraiches ! On passe quatre fois la pâte dans un petit engin sympathique. On mouline… et d’immenses tagliatelles ressortent ! Je tiens tout de même à signaler que j’étais la plus jeune ce jour-là, mais que la bataille de farine a été lancée indépendamment de ma volonté.

La cuisine terminée, nous passons à table. De la dorade exquise en entrée, accompagnée d’espuma de patates douces et d’une sauce à tomber… Je file aider mon groupe à dresser le plat. On attend que les pâtes cuisent. Pendant ce temps-là, une des femmes du groupe nous confie qu’elle devrait penser à prendre un amant. Peut-être que son mari ne satisfait pas ses plaisirs culinaires… Aucune idée. Bref ! Avant de servir les assiettes, Olivier ne veut pas me rappeler l’intitulé du plat. Merci chef ! Donc, j’apporte les assiettes (trois d’un coup comme on me l’avait appris lorsque j’étais étudiante ; ils devraient m’engager), en annonçant « ris de veau, pâtes et champignons ». Pour plus d’infos, s’adresser au chef !

Toujours est-il qu’aller trois fois manger à « La Gloriette » en une semaine permet de pouvoir cuisiner pour les fêtes (c’est plutôt un avantage), mais qu’en rentrant chez vous, votre balance se fout ouvertement de votre gueule (on dira qu’il s’agit plutôt d’un inconvénient) ! 😉

Trois choses à retenir :

  • Demander un appareil pour faire des pâtes au Père Noël ;
  • Manger deux desserts au chocolat la même journée, c’est possible ;
  • Le ris de veau est un abat (semblable à la thyroïde chez l’homme) qui disparait à l’âge adulte. Merci aux deux vétos présentes !

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